Knut Mellenthin

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Zwei Beiträge über Mohn in Afghanistan von Knut Mellenthin aus den Jahren 2003 und 2004 sind als .doc-Datei abrufbar. Seit dem 27. September 2006 ist Knut Mellenthin mit einer eigenen Internetseite vertreten, siehe www.knutmellenthin.de. Außerdem Chronologie des Holocaust von Knut Mellenthin - Nachschlagewerk. Mit dieser Eingabe bei Scroogle deutsch finden Sie weitere Artikel von Knut Mellenthin: mellenthin site:steinbergrecherche.com

 

Knut Mellenthin 

Israël – Palestine 

Une exigence de soumission

La très habile stratégie d’Obama* 

 

Pour certains, c’est «  la brouille la plus grave de la décennie » ou même ce sont « les pires tensions publiques entre Israël et son allié le plus proche depuis presque deux décennies », comme l’écrit le journal israélien Ha’aretz du 28 juillet 2009. Il s’agit des divergences entre les gouvernements états-unien et israélien sur la politique de colonisation dans les territoires occupés. Le  premier chiffre renvoie à l’ancien mandat du Premier ministre  Benjamin Netanjahou, entre mai 1996 et mai 1999. À l’époque il avait en face de lui le Président démocrate William Clinton. Le second chiffre fait référence au républicain George H. W.  Bush, qui fut président des États-Unis de 1989 à 1993. Son vis-à-vis israélien était l’extrémiste de droite Yitzhak Shamir. Bush senior s’est très vivement disputé avec Shamir au sujet de l’attitude d’Israël dans les territoires occupés et a même essayé d’utiliser des leviers financiers pour freiner l’extension des colonies juives. Mais en fin de compte il échoua devant le Congrès, dont la majorité, sous l’influence du lobby sioniste, a pour tradition de rejeter automatiquement toute pression sur Israël.

Certains commentateurs mettent aussi en parallèle la disposition de l’actuel Président des États-Unis, Barack Obama, à s’affronter  publiquement au gouvernement israélien avec le démocrate James Carter, qui présida les États-Unis entre 1977 et 1981. Bien qu’il ait aidé Israël à conclure  en 1979 avec l’Égypte un traité de paix d’une importance capitale, Carter passe toujours  en Israël pour un ennemi du peuple juif. En Menahem Begin, extrémiste de droite, Carter trouva un adversaire particulièrement coriace.

C’est probablement Uri Avnery qui a fait la comparaison la plus pertinente qui remonte le plus loin dans le temps. « La question, c’est : Obama aura-t-il la force de tenir bon, comme aucun président avant lui ne l’a fait depuis Dwight Eisenhower ? » Eisenhower, nommé par les Républicains, commandant en chef des troupes alliées occidentales pendant la Deuxième Guerre mondiale, fut Président des Etats-Unis de 1953 à 1961. Il obligea Israël à se retirer du Sinaï,  péninsule égyptienne, qu’Israël avait occupée en 1956 lors d’une guerre d’agression décidée en concertation avec la France et la Grande Bretagne.

Mais la comparaison avec Eisenhower n’est valable que si l’on suppose Obama bien décidé  à mener une bataille de fond sur l’ensemble de la  politique et du comportement d’Israël envers les Palestiniens. En réalité il n’en est rien, comme on le verra ci-dessous. C’est justement la comparaison avec Eisenhower qui pousse à se demander si actuellement un Président des Etats-Unis, quel qu’il soit, accepterait - ou serait en mesure d’accepter - une telle confrontation. Car pendant les cinquante  années  et plus qui se sont écoulées depuis lors, les relations entre les États-Unis et Israël, ainsi que la configuration politique  intérieure des États-Unis ont énormément changé, ce que ll’expression de « special relationship »n’approche que de loin.

La gauche, elle aussi, entretient  obstinément des illusions sur les possibilités d’Obama en matière de politique étrangère, bien qu’à y regarder de près rien, dans les propos du Président ni ses actes, actuellement ou par le  passé, ne vienne  les fonder. Une vision superficielle pourrait faire croire qu’à une phase d’harmonie maximale entre les États-Unis et Israël, correspondant aux huit années Bush, succéderait maintenant une période de dissensions croissantes, portées sur la place publique, et que le gouvernement états-unien ferait valoir plus qu’avant ses propres intérêts et s’apprêterait même  à faire justice aux Palestiniens.

L’erreur qu’elle renferme  consiste en une un simple illusion d’optique : Ce n’est pas le quai de la gare – les États-Unis – qui bouge, mais le train : Israël. À cause du glissement vers la droite de la politique israélienne, Obama, aujourd’hui, déclenche des conflits, rien qu’en se tenant aux positions de son prédécesseur. En outre, ce n’est pas l’administration US, qui introduit ce ton agressif et belliqueux dans la discussion avec celui qui reste son allié le plus proche. Obama et son équipe chargée du  Proche-Orient se donnent beaucoup de mal pour minimiser les divergences. Il ne s’agirait pas d’un conflit mais de divergences d’opinions à régler à l’amiable « entre amis » ,« en famille ». En plus, les « obligations » des États-Unis envers Israël seraient « inébranlables ».

C’est exclusivement le côté israélien qui grossit le conflit. Ce sont surtout les manifestations des colons qui se multiplient, accompagnées  de slogans anti-américains et des pires injures racistes à l’adresse du Président des États-Unis. Mais la rage et le désarroi face à la soudaine opposition de la part de Washington ont de graves conséqences pour la société israélienne. C’est le ministre Jossi Peled, membre du Likoud de Netanyahou, qui exige avec le plus grand sérieux des sanctions contre les États-Unis. On pourrait, dans le futur, envisager d’autres fournisseurs d’armes. En même temps, Peled propose de se méler profondément dans les élections au Congrès l’an prochain. C’est Netanyahou, chef du gouvernement, qui accuse Obama de vouloir provoquer un conflit avec Israël, uniquement pour se rendre populaire dans  le monde arabe. En outre, des journaux israéliens rapportent que Netanyahou aurait traité des conseillers et collaborateurs importants d’Obama comme « juifs haïsseurs d’eux-même ». De nombreux commentateurs israéliens prônent une vaste « réorientation » des relations avec les États-Unis, bien que sans doute ils n’aient en réalité pas oublié ce que leur pays doit aux États-Unis. Des sondages d’opinion complètent le tableau : Un Israélien sur deux croit qu’Obama favorise les Palestiniens, 36 pour cent pensent qu’il est neutre, et six pour cent seulement le jugent pro-israélien. À la mi-mai ils étaient encore 31 pour cent. (Jewish Telegraph Agency du 25 juillet 2009).

Revendication minimale : stopper l’extension des colonies

Pour Obama, ces réactions violentes à ses propositions ne sont même pas malvenues. Car elles lui permettent de se présenter comme un médiateur équitable et impartial, qui de ce fait est  tout naturellement attaqué des deux côtés, mais surtout du côté israélien.

Que le Président des États-Unis, à la différence de son prédécesseur, ne soit critiqué ni par les hommes politiques palestiniens, ni par les gouvernements arabes, mais au contraire la cible de flatteries, facilite ce jeu dangereux. Ainsi Obama n’est en effet exposé qu’à la pression d’un seul côté, le côté israélien et sioniste – ce qui le  poussera dans une certaine direction. Aux yeux des hommes politiques arabes les amabilités adressées à l’administration américaine passent traditionnellement  pour une bonne tactique. En Israël en revanche, on sait qu’on peut obtenir beaucoup plus par des jérémiades accompagnées de grossières injures.

Bien entendu, Obama sait bien qu’il a affaire au gouvernement le plus à droite et le moins prêt à un règlement pacifique de toute l’histoire d’Israël, et aussi que « l’état d’esprit du peuple » israélien est orienté plus à droite que jamais. C’est pourquoi il ne confronte pas d’emblée Israël à des revendications a priori irréalisables, qui pourraient améliorer la situation humanitaire et politique des Palestiniens, mais préfère « geler » (« freeze ») la situation existante. La seule revendication à peu près ferme que l’administration américaine adresse maintenant à Israël est d’interrompre provisoirement l’extension de toutes les colonies juives dans les territoires occupés. Cela ne changerait absolument rien à la situation, mais empêcherait uniquement, pour un certain temps la poursuite d’une politique du fait accompli qui rendrait plus improbable encore la création d’un État palestinien.

Washington et Jérusalem [Tel Aviv, les traducteurs] finiront de toute façon très bientôt par en arriver sur ce point à un compromis qui autorisera au moins la poursuite de projets déjà plus ou moins en cours de réalisation, voire peut-être concédera davantage à Israël. Israël souhaiterait limiter à une durée de trois à six mois l’interruption de travaux. Ensuite celle-ci pourrait être abrogée, si les Palestiniens et les États arabes ne fournissent pas, ou pas suffisamment, les « contreparties » exigées.

Car le « gel » d’Obama pose comme condition aux Arabes de récompenser la modeste « concession » israélienne par des  « mesures propres à susciter la confiance». Voilà  de fait l’élément fondamentalement neuf de la politique d’Obama par rapport à celle de son prédécesseur républicain. Théoriquement, lors des négociations de la « feuille de route » en 2003, Israël s’était déjà engagé envers le Président  de l’époque, G.W. Bush, à ne plus construire de nouvelles colonies dans les territoires occupés. Et ceci n’était assorti d’aucune limitation dans le temps et d’aucune condition. De toute façon les résolutions de l’ONU frappent d’illégalité toutes les colonies juives en général dans les territoires occupés.

Le monde arabe coincé

Mais maintenant, Obama demande aux États arabes –  en contrepartie d’une mesure qui ne fait que graver dans le marbre la situation actuelle, illégale au regard du  droit international –  des « gestes » importants pour  normaliser leurs relations avec Israël. «Nous n’attendons pas que les Israéliens fassent quelque chose gratuitement » , aurait dit un haut fonctionnaire du Secrétariat d’État aux Affaires étrangères US, dont le nom n’est pas cité, selon le Jerusalem Post du 7 juillet 2009. Se référant à lui, le journal expose les exigences de Washington envers le monde arabe : « On propose entre autres, que des dirigeants arabes se rendent  à Jérusalem et que des dirigeants israéliens soient reçus dans des capitales arabes. Des pays arabes ouvriraient des délégations diplomatiques [en Israël, l’auteur] et intensifieraient leurs relations commerciales avec l’État juif. Des États arabes autoriseraient les avions israéliens à survoler leur territoire, ce qui raccourcirait la durée de voyage. Israéliens et Arabes se chargeraient de projets culturels et humanitaires communs.  » Accessoirement cela permettrait de pousser les  États arabes à prendre part  à un boycott et à une coalition contre l’Iran.

L’arrière-pensée stratégique de l’administration Obama, qui, sous ce rapport est parfaitement en phase avec le gouvernement israélien et coopère avec lui, c’est de réduire à néant le plan de paix élaboré en 2002 à l’initiative de l’Arabie saoudite. La déclaration fondamentale de ce plan est sans équivoque : une transaction politique, Israël se retirant de tous les territoires occupés en 1967 en contrepartie d’une normalisation de ses relations avec le monde arabe. Avec la proposition d’Obama, ce dernier ne peut être que perdant : ou bien il renonce à son seul atout en échange de la simple reconnaissance, temporaire de surcroît, de la situation actuelle; ou bien c’est encore sa faute si le « processus de paix » n’avance pas. Probablement on aura plus ou moins les deux en même temps et la discorde et l’incapacité d’agir des États arabes s’aggravera encore.

Le Secrétariat aux Affaires Étrangères des États-Unis a confirmé le 27 juillet 2009 que le Président, ces deux derniers mois, a envoyé des lettres à plusieurs gouvernements arabes, exigeant d’eux, en échange de l’arrêt de la construction des colonies, le soutien de « mesures visant à créer un climat de confiance » envers Israël. On a cité l’Égypte, la Jordanie, l’Arabie saoudite, le Bahrein et les Émirats Arabes Unis. Obama a envoyé un courrier séparée au roi du Maroc, qui entretient traditionnellement de fort bonnes relations avec Israël. Obama lui a demandé « de conduire le passage du pont entre Israël et le monde arabe. »

Exiger des États arabes qu’ils normalisent leurs relations avec Israël sans véritable contrepartie sur la question palestinienne serait, même dans des circonstances normales, politiquement inacceptable. Dans la situation actuelle, définie depuis l’accession au pouvoir de la coalition Netanjahou par une campagne d’extrême-droite visant à discriminer  les citoyens israéliens arabes (presque un cinquième  de la population), c’est une véritable provocation. Ni la réaction des États arabes, ni celle des Palestiniens n’a été à la hauteur.

  La revendication du parti de gouvernement « Israël est notre maison », Israël Beiteinou, d’introduire un « serment de loyauté » au caractère juif et sioniste d’Israël comme préalable à la citoyenneté israélienne, n’est  certes pas susceptible actuellement de réunir une majorité au sein du gouvernement, mais elle n’est nullement abandonnée pour autant. Israël Beiteinou, conduite par le Ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, est le deuxième parti de la coalition.

– De même, la revendication de plusieurs partis, de condamner le terme de  « nakba » (« catastrophe ») n’est pas du tout hors de question. Les Palestiniens désignent par ce mot la fondation d’Israël et la guerre de 1947 à 1949, qui alla de pair avec l’expulsion d’au moins 700 000 personnes d’ascendance arabe du territoire du nouvel État. Une loi récemment passée prescrit que des organisations utilisant le terme de « nakba » ne doivent pas recevoir de subventions de l’État.

  Le terme de « nakba », est en outre désormais prohibé dans les livres scolaires utilisés par la fraction arabe de la population israélienne. Israël Beiteinou veut imposer une révision des programmes scolaires destinés aux élèves arabes qui ne leur enseignent presque plus rien de  l’histoire de leurs parents et de leurs ancêtres, et qu’en revanche l’enseignement du sionisme devienne obligatoire. L’hymne national, imprégné d’esprit sioniste, serait obligatoirement enseigné aux enfants arabes aussi bien que juifs.

– Le Ministre des transports, Jisrael Katz (Likoud), veut supprimer les désignations anglaises et arabes sur les plaques de rue et les panneaux d’agglomération. Ceux-ci seraient écrits uniquement en hébreu. Cela vaudrait appliqué même pour les localités non seulement héritières d’un passé de toute évidence arabe mais dont les habitants sont aujourd’hui encore arabes en majorité. 

Les Palestiniens sont les perdants

L’administration Obama, probablement pour conserver le caractère « familial» de la « special relationship », n’a critiqué aucune de ces mesures ou intentions. Le Président américain, ainsi que son envoyé spécial au Moyen-Orient, George Mitchell, et les autres membres de son équipe ne cessent de demander explicitement et aux hommes politiques palestiniens, d’empêcher toute propagande anti-israélienne  (« incitement ») , dans le cadre des  mesures visant à créer un climat de confiance. Une semblable exigence posée à Israël – et surtout sous cette forme de grossier ultimatum – est inimaginable, aujourd’hui comme hier. Même l’ébauche d’un pas en ce sens déchaînerait une tempête de protestations contre le Président au sein du lobby pro-israélien au Congrès et dans les médias de la pensée dominante.

Les mesures et desseins sionistes évoqués plus haut montrent clairement ce que Netanyahou veut dire, quand il exige, comme préalable à la reconnaissance d’un État palestinien, que  « les Palestiniens s’engagent honnêtement  à reconnaître définitivement  Israël comme patrie nationale du peuple juif ». Ce sont les propres paroles du Premier ministre dans son discours du 14 juin 2009 au centre Begin-Sadat de l’université Bar-Ilan. C’est là que Netanyahou, pour la première fois, a utilisé le terme d ‘« État palestinien », qu’il avait explicitement rejeté durant la campagne électorale. Mais il l’a assorti d’une série de préalables que très vraisemblablement aucun homme politique palestinien ne pourra accepter ni n’acceptera sans se discréditer lui-même totalement.

Le succès a couronné l’attitude du Premier Ministre. Selon un sondage effectué immédiatement après le discours, 71 pour cent des Israéliens juifs questionnés approuvaient ce discours. Environ le même pourcentage (70 pour cent) ne voit à un État palestinien aucune chance réelle de voir le jour dans un futur prévisible, selon Reuters du 16 juin 2009.

Obama a félicité Netanjahou pour son discours qui ouvrait la voie à  « des pourparlers sérieux » et souligné unilatéralement les « aspects positifs », sans aborder concrètement les conditions posées par le chef du gouvernement israélien, dont il faisait vaguement l’objet de négociations ultérieures. Le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, a parlé dans Ha’aretz du 14 juin 2009, d’une « importante avancée » ce qui lui a valu les éloges du Président.

Tout autres ont été les réactions palestiniennes : le négociateur en chef du président Mahmoud Abbas, Saeb Erekat, a déclaré : « Le discours de Netanjahou a fermé la porte à des négociations sur un statut permanent [ il voulait dire : une solution  prévoyant dans tous ses détails la coexistence de deux États, l’auteur]. Nous appelons le monde à ne pas se laisser fourvoyer par l’emploi du terme d’« État palestinien » car il a été vidé de son sens. Netanyahou a déclaré  que Jérusalem était la capitale d’ Israël,  que les réfugiés [leur droit au retour, l’auteur] ne feront pas l’objet de négociations et que les colonies resteront en place. Le processus de paix progressait à la vitesse d’une tortue. Ce soir Netanjahou a renversé la tortue sur le dos. »  (Al Jazeera, 16 juin 2009)

Cette constatation est objectivement  pertinente. Pourtant les hommes politiques palestiniens, même dans les conditions actuelles, accepteront probablement encore une fois de faire contre mauvaise fortune bon cœur et tâcheront de s‘adapter à la conjoncture. Abbas n’a formulé qu’un seul préalable à la reprise des négociations, interrompues lors du massacre de Gaza : le gel des constructions dans les colonies.

Dès que Washington et Jérusalem [Tel Aviv, les traducteurs] auront trouvé un accord sur ce point, si mauvais soit-il du point de vue palestinien, Abbas considérera très probablement que son préalable est accepté. Faute de quoi, les Palestiniens se verront encore une fois imputer par « l’opinion mondiale » occidentale l’échec d’une chance prétendument extraordinaire. La très habile stratégie d’Obama fera d’eux  les perdants dans tous les cas de figure.

*Traduit de l’allemand par Thomas Immanuel Steinberg et Marie Kressmann. Merci à Marie-Dominique Verhes. Knut Mellenthin: Unterwerfung gefordert. Analyse. Tel Aviv verlangt für möglichen Siedlungsbaustopp Absage an arabischen Friedensplan von 2002. US-Regierung unterstützt diesen Kurs. junge Welt, 4. August 2009 (payant), AG Friedensforschung an der Uni Kassel (gratuit)

T :I :S, 25. August 2009

Dominique Vidal, Le Monde diplomatique, pense tout au contraire que la situation des Palestiniens pourrait s'améliorer, en partie grace à la politique US-américaine depuis Obama, qu'il juge plus favorable à une fin de l'occupation israélienne.  Israël-Palestine, ce qui bouge, 22 septembre 2009

T:I:S, 24. September 2009

URL dieses Beitrags: http://www.steinbergrecherche.com/frmellenthin.htm#Obama 

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Knut Mellenthin

Wer informiert die Kanzlerin so schlecht?

 Mail zu Hisbollah und Raketen an Spiegel Online

Liebe Kolleginnen, liebe Kollegen,

Spiegel Online meldet heute, 29. Juli 2006:

"...Zugleich erinnerte Merkel an die besondere Verantwortung Deutschlands
gegenüber Israel. 'Die Hisbollah spricht Israel das Existenzrecht ab. Es ist
eine geschichtliche Verpflichtung deutscher Politik, unverbrüchlich für das
Existenzrecht Israels einzutreten', sagte sie. 'Wir müssen uns immer klar
machen, daß die derzeitige Krise von der Hisbollah ausgelöst worden ist.'
Diese habe Israel über Monate mit Raketen beschossen..."

Ich unterstelle, dass das Zitat korrekt wiedergegeben ist und frage mich,
wer dafür verantwortlich ist, dass die Person, die dieses Land nach außen
repräsentiert, so peinlich schlecht informiert ist: Vor dem israelischen
Angriff hat Hisbollah definitiv keine Raketen nach Israel geschossen. Das
war bekanntermaßen die Politik der Hisbollah schon seit Jahren, nämlich seit
dem israelischen Abzug aus dem Südlibanon. Vielleicht hat sich Frau Merkel
von Micha Brumlik "informieren" oder inspirieren lassen, der am Freitag
wahrheitswidrig in der TAZ schrieb: "Hisbollah quält Israel seit Monaten mit
Raketen"? (1)

Die Aufklärung der Herkunft des Irrtums der Bundeskanzlerin wäre vermutlich
interessant.

Mit freundlichen Grüßen
Knut Mellenthin

Knut Mellenthin ist freier Journalist und lebt in Hamburg.

T:I:S, 30. Juli 2006

Anmerkung

(1) Wörtlich: "die Hisbollah, die die israelische Bevölkerung seit Monaten aus Judenhass mit Raketen quält", siehe taz vom 28. Juli 2006. Siehe auch Phobisch: Micha Brumlik. Sechs Beispiele und Brumliks hilfloser Rettungsversuch. T:I:S, 28. April 2010

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Knut Mellenthin

Das linke Ja zum Krieg (1991) 

Wer einen Krieg führen will, muß Gründe anführen können, die auch nach Schluß der Kämpfe noch bestehen können. An diese alte Spruchweisheit erinnerten sich Politiker beider amerikanischer Parteien, als im November 1990 eine letzte Besinnungspause vor der definitiven Entscheidung zum Krieg eingelegt wurde. Präsident Bush wurde eindringlich ermahnt, nicht „überstürzt“ zu handeln, sondern zuerst einmal plausible, glaubwürdige Kriegsgründe anzugeben. Die als „Befreiung Kuwaits“ stilisierte Wiedereinsetzung einer feudalistischen Herrscherclique in ihre Rechte konnte schwerlich ein tragfähiges Motiv abgeben. Daß man sich ganz plötzlich um die Einhaltung des Völkerrechts sorgte, obwohl seit 1945 zig Aggressionen toleriert wurden und sich die USA, offen gesagt, ja auch nicht immer wie Engel aufgeführt haben, ließ sich nur Dummen verkaufen . Schon gar nicht durften Argumentationszusammenhänge in den Vordergrund treten, bei denen eine Flüssigkeit namens Öl die Hauptrolle spielt. 

Was war also zu tun? Umfragen im Oktober/November letzten Jahres zeigten, daß eine Mehrheit der US-amerikanischen Bevölkerung gegen einen Krieg mit dem Irak war. Das Ergebnis sah jedoch anders aus, wenn unterstellt wurde, der Irak könnte bereits jetzt oder demnächst Atomwaffen besitzen. Unter dieser hypothetischen Voraussetzung fand es eine deutliche Mehrheit angebracht, dem „Verrückten“ durch einen Krieg zuvorzukommen. 

Atomwaffen und Giftgas

Kaum war dieses Resultat auf dem Schreibtisch des Präsidenten gelandet, da begann er völlig neue „Erkenntnisse“ vorzutragen: Es gebe Anhaltspunkte, daß Irak tatsächlich schon Atomwaffen habe oder daß ihre Entwicklung in allernächster Zeit abgeschlossen sein würde. Diese Behauptungen waren allerdings nur für den konkreten politischen Zweck produziert worden und ließen sich nicht lange aufrecht erhalten. 

In der These, Saddam Hussein wolle Israel mit Giftgas „vernichten“, „ausradieren“, wurde schließlich ein idealer Kriegsgrund gefunden. Mit diesem Motiv läßt sich auch ohne weiteres rechtfertigen, daß es keineswegs nur um die Rückeroberung Kuwaits und auch nicht nur um die Kapitulation der irakischen Armee geht, sondern um eine auf Jahre anhaltende Zerstörung der wirtschaftlichen und militärischen Strukturen des Landes. 

Daß man mit dieser Umwidmung der Kriegsziele dem Staat Israel und seiner Bevölkerung keinen Gefallen tut, sollte nicht übersehen werden. Mit den Beschlüssen des UNO-Sicherheitsrats hat das nichts mehr zu tun. Auch nicht mit den begrenzten Absichten, die mehrere arabische Staaten veranlaßten, sich dem Kriegsbündnis gegen den Irak anzuschließen. Die Behauptung, man habe den Irak „entwaffnen“, seine Strukturen zerstören, seine Bewohner ins Elend stürzen müssen, um Israel zu helfen, wird an dem Staat kleben bleiben, wenn man nach Ende der Kämpfe die Toten, die Krüppel und die materiellen Schäden zählt. 

Gerechter Krieg

Deutsche Linke in großer Zahl haben dennoch diese spezifische Variante des uralten Themas vom gerechten Kreuzzug gegen das Böse dankbar aufgegriffen. Nicht etwa verlegen, sondern sichtlich dummstolz platzen sie mit der Neuigkeit heraus, daß sie für den Krieg sind. Ein paar Blicke auf die Kommentarspalten der BILD-Zeitung würden ihnen zeigen, daß sie damit nicht etwa gegen den Strom schwimmen, wie einige von ihnen immer noch zu glauben scheinen, sondern daß sie dabei sind, mit den Wölfen zu heulen. Und schnell soll der Sieg kommen, total soll er sein, aber von den Opfern will man nichts sehen, noch über sie sprechen. Daß eine einzige Bombe einer B-52 mehr Menschen umbringt als Saddam mit seinen Scuds, kann nicht beachtet werden, wenn man „Hände weg von Israel!“ als das zentrale Thema dieser Wochen behandelt. 

Aber Saddam Hussein hat doch mit der Vernichtung Israels gedroht? Nun, er hat beispielsweise auch angekündigt, die arabische Halbinsel in Blut zu ertränken, oder ein anderes Mal wollte er sie in ein Flammenmeer verwandeln. Er hat davon gesprochen, daß bald Zehntausende amerikanischer Soldaten als Leichen den Wüstensand bedecken werden. Er sprach vom Untergang der US-Armee und der nahen Befreiung Palästinas, obwohl ihm wahrscheinlich die militärischen Fakten doch nicht ganz so fremd sind, wie es gelegentlich scheinen könnte. 

Mit anderen Worten: Hier handelt es sich um eine Rhetorik, die einer anderen Kultur und im Grunde auch einer anderen Zeitepoche entstammt. Iraks Gegner sprechen maßvoller und vernünftiger, besitzen dafür aber ganz real die überlegenen Vernichtungswaffen und setzen sie ein. In gewisser Weise widerspiegelt sich in diesem Kontrast zwischen „barbarischem“, irrationalen Wortgeprassel einerseits und dem auf anstößige Reden verzichtenden Gewalteinsatz andererseits das Gefälle zwischen Dritter Welt und imperialistischen Metropolen. Wer sich da auf die Seite der Vernichtungspraktiker gegen die Vernichtungstheoretiker stellt, ist schon in die Falle gegangen. 

Israelische Antworten

Seltsam, daß von den Wohlmeinenden, die so „unheimlich betroffen“ auf Saddams Drohungen reagieren, anscheinend niemand über die israelischen Antworten erschrocken ist. Nicht einmal zitiert wurden sie in den zahlreichen Kriegserklärungen, mit denen deutsche Linke ihren Abschied von sich selbst bekanntgaben. Holen wir das Versäumte also nach: Wer Israel angreift, dem drohe ein Gegenschlag mit siebenfacher Macht. (Schamir, lt. Schweizer „Tageszeitung“ vom 27.12.90). Israel werde alle Schläge hundertfach beantworten. (Außenminister Levy lt. „Süddeutscher Zeitung“ vom 3.1.91). „Wenn er es wagt uns anzugreifen, werden wir es ihm tausendfach zurückzahlen.“ Levy lt. SZ vom 7.1.91) 

Israels Politiker stehen – im Gegensatz zu vielen ihrer arabischen Kollegen – mit Grund in dem Ruf, daß sie zumeist wirklich meinen, was sie sagen, und daß sie nicht leichtfertig Drohungen ausstoßen, die sie nicht realisieren könnten und wollten. Israel ist der einzige Staat des Nahen und Mittleren Ostens, der über ein beträchtliches Potential von Atomwaffen samt überlegenen Trägern verfügt. Und Israel praktiziert seit Jahrzehnten eine Doktrin der „Vergeltung“, die tatsächlich darauf beruht, jeden Schlag nicht etwa annähernd adäquat, sondern zumindest im zehnfachen Maßstab zu parieren. Wer Saddam wirklich die Fähigkeit und die Absicht zutraut, Giftgas nach Tel Aviv zu schießen, hätte allen Grund, zumindest nicht weniger auch über Israels Gegendrohungen entsetzt zu sein und dazu ebenso kritisch Stellung zu nehmen. Oder wird das Leben Zehntausender zweitrangig, sofern es sich nur um Araber handelt? 

Israel ist im Zweiten Golfkrieg selbstverständlich kein neutraler Staat, der von einem „verrückten Diktator“ wider Willen hineingezogen wird. Daß Israel sich nicht von Anfang an offen am Kriegsbündnis gegen den Irak beteiligte, war einfach nur die Voraussetzung für dessen Zustandekommen. Das weitverbreitete Vergnügen führender Kreise Israels über die real stattfindende Zertrümmerung des Irak hat der ehemalige sozialdemokratische Verteidigungsminister Rabin trefflich formuliert: „Wir hätten uns nicht im Traum das gegenwärtige Szenario vorstellen können. Eine internationale Konstellation – und nicht Israel selbst – ist dabei, unseren größten und gefährlichsten Feind zu zerstören, und zwar gründlich. Für Israel ist das, sofern man das von einem Waffengang überhaupt sagen kann, ein ‚Krieg de luxe’.“ („Spiegel“-Interview, 4.2.91) 

Daß zu diesem Zeitpunkt immerhin ein paar Scuds Israel getroffen hatten und daß 14 Menschen ums Leben gekommen waren, wird der militärische Realist Rabin vermutlich für eine zwar bedauerliche, aber vernachlässigenswerte Größe halten: Es hat noch nie einen Krieg gegeben, in dem Israels eigene Verluste annähernd so gering waren wie in diesem, der mit dem Argument gerechtfertigt wird, daß die Existenz des Staates und das Überleben des Volkes auf dem Spiel stünden. 

Israel wollte den Krieg

Die maßgeblichen Kräfte Israels haben diesen Krieg von Anfang an gewollt. Schon im August 1990, gleich nach der Besetzung Kuwaits, wurde berichtet, daß israelische Politiker und Militärs die USA zu einem schnellen Schlag gegen den Irak drängten.  Israel, das mit den USA seit 1981 durch eine alle militärischen Bereiche umfassende „strategische Zusammenarbeit“ verbunden ist, hat im Vorfeld des Krieges mit den USA kooperiert, um die Bombenangriffe optimal vorzubereiten. Sobald sich die kleinste Gefahr andeutete, daß es doch zu einer politischen Lösung statt zum Krieg kommen könnte, äußerten sich Israels Politiker sehr beunruhigt. 

Das war zum ersten Mal der Fall anläßlich des Genfer Treffens der Außenminister der USA und Iraks Mitte Januar. Das geschah zum zweiten Mal Ende Januar, als eine gemeinsame Erklärung des amerikanischen und des sowjetischen Außenministers veröffentlicht wurde, die eine politische Option offen hielt. Aus Sicht der israelischen Führung wäre ein Rückzug Saddam Husseins aus Kuwait eine sehr unbefriedigende Lösung gewesen, denn, wie es in der israelischen Tageszeitung „Haaretz“ schon am 31.8.90 formuliert worden war: „Israels Hauptinteresse ist es, daß die Golfkrise mit dem Sturz Saddam Husseins endet, daß die Fähigkeit des Irak, einen konventionellen Krieg zu führen, vernichtet wird, daß der ökonomischen Infrastruktur Iraks großer Schaden zugeführt und die irakische Armee zerstört wird.“ 

Nun ist sachlich jedoch festzustellen, daß der Irak, der übrigens nicht einmal eine gemeinsame Grenze mit Israel hat und der sich an den bisherigen israelisch-arabischen Kriegen nur symbolisch beteiligt hatte, keineswegs ein besonders bedrohlicher Gegner ist. Seine Fähigkeit, dem zahlenmäßig überlegenen, aber desorganisierten Iran jahrelang standzuhalten, hat teilweise zu unrealistischen Vorstellungen über Iraks Stärke geführt. Bodengewinn konnte Bagdad selbst in dieser Konfrontation kaum machen. Iraks Armee mag in der Abwehr in stark ausgebauten Stellungen ein beachtlicher Gegner sein – dies wird sich aber auch erst noch zeigen müssen -, aber sie verfügt jedenfalls über kein schlagkräftiges Offensiv-Potential, es sei denn gegen ein militärisches Fliegengewicht wie Kuwait. In einem Bewegungskrieg gegen einen modern gerüsteten Gegner hat Irak keine Chance. Die mehrfach zu lesende Behauptung, Saddam Hussein habe eine der stärksten Armeen der Welt, ist schlichtweg lächerlich. 

A-, B- oder C-Waffen im Irak

So kann, wenn Irak als (potentielle) Bedrohung für Israel dargestellt wird, nur auf den erwiesenen Besitz von C-Waffen, sowie auf ein unterstelltes Streben nach Atom- und Bio-Waffen verwiesen werden. Daß Israel derartige Waffen in arabischen Händen generell nicht dulden will, war schon im Juni 1981 deutlich geworden, als israelische Kampfflugzeuge den mit französischer Hilfe gebauten Atomreaktor Osirak bei Bagdad erstörten. Seither hat es immer wieder Spekulationen gegeben, daß auch die Arbeiten Pakistans an der militärischen Nutzung der Atomkraft irgendwann Ziel eines israelischen „Präventivschlags“ werden könnten. 

Die neuere Geschichte kennt wohl keinen ähnlichen Fall, wo ein Staat einen anderen angegriffen hat, um ihn am Erwerb von Waffen zu hindern, die er selbst besitzt. Sie kennt auch keinen Fall, wo gegen einen Staat eine internationale Strafexpedition mit der Begründung gefordert und legitimiert wurde, sein militärisches Potential werde von einem anderen Staat als bedrohlich empfunden. 

Nun könnte man argumentieren, daß die Geschichte und die Lage Israels eben auch eine ganz besondere ist, die präventive Angriffe und Entwaffnungskriege immer wieder rechtfertigt. Niemand wird aber Israels Nachbarn überzeugen können, daß es gerecht und erträglich ist, wenn Israel über Atomwaffen verfügt und zum Angriff auf jeden Teil der arabischen Welt in der Lage ist, der Gegenseite aber eine adäquate Fähigkeit streitig macht. Israel beansprucht ein Recht auf Unverletzlichkeit, das es seinen Nachbarn verweigert. Es sei erinnert an die wochenlange Bombardierung Beiruts 1982, an die häufigen Interventionen im Südlibanon, wo Israel sogar eine permanente „Sicherheitszone“ beansprucht, oder an den Angriff auf das PLO-Hauptquartier in Tunis 1985. Erinnert sei auch an die israelische Doktrin, daß die Präsenz ausländischer Truppen in Jordanien als Kriegsgrund angesehen werden würde. Und Israel scheint überzeugt zu sein, daß kein islamisches Land Atomwaffen haben darf – und daß es legitim ist, dafür zu sorgen, daß das nicht geschieht. 

Alles das sind nachvollziehbare Vorstellungen und Handlungen für eine kleine Nation mit einer furchtbaren Geschichte und einem relativ winzigen, tendenziell natürlich doch sehr verletzlichen Territorium. Der Wunsch nach einseitiger Sicherheit und nach dem regionalen Monopol über Massenvernichtungswaffen ist aber ohne permanente Spannungen und jederzeitige Kriegsbereitschaft unmöglich zu verwirklichen. Dieser Wunsch selbst wird zur permanenten Konfliktquelle, weil er von der Gegenseite nur als Arroganz und Bedrohung interpretiert werden kann. 

Linke für Präventivkriege und Waffenlieferungen?

Die deutschen Linken, die heute „Solidarität mit Israel“, aber keineswegs mit dem zusammenbombardierten Irak verkünden, werden sich zu künftigen „Präventivschlägen“ und „Entwaffnungskriegen“ verhalten müssen. Da ist Schlimmes zu befürchten. Das Bedrohliche der bisherigen Scud-Angriffe liegt ja nicht im realen Schaden, der bei aller menschlichen Tragik vergleichsweise gering ist, sondern in der nicht endgültig zu widerlegenden Hypothese, daß Raketen mit Giftgas ausgerüstet sein könnten. Wenn deutsche Linke schon angesichts der vereinzelten Scud-Angriffe zu Kriegsbefürwortern werden, kann man sich ausrechnen, wie sie reagieren würden, wenn Israel künftig vor weit ernsteren militärischen Problemen stünde als heute. Sie werden Waffenlieferungen für Israel fordern und sich um die heute noch von einigen gepflegte kleinliche Unterscheidung zwischen Defensiv- und Offensivwaffen dann wohl keine Sorgen mehr machen. Sie werden zur Strafexpedition gegen jedes arabische Land blasen, das von Israel gerade als aktueller Hauptfeind angesehen wird. Sie werden sogar den Einsatz der Bundeswehr fordern, falls und sobald Israel selbst diesen befürworten würde. Sie werden sich dabei wieder einmal auf die Lehren der deutschen Geschichte und Auschwitz berufen. Nur daß sie nicht begreifen wollen, daß langfristig das Überleben eines kleinen Landes wie Israel durch noch so viele Atomwaffen nicht gesichert werden kann, sondern nur durch Partnerschaft mit seinen arabischen Nachbarn und Integration in die Region, statt den ewigen Brückenkopf der imperialistischen Metropolen zu spielen. 

Neben Leuten, denen es tatsächlich primär um Israel geht, läuft in der jetzigen Kriegskampagne von Links und Halblinks auch viel Gesindel mit, das sich vor allem über den moralisch unanfechtbaren Vorwand für ein Ja zum Krieg freut. Erstmals beteiligt sich das größer gewordene Deutschland an einem Krieg, und schon steht es auf der richtigen Seite, und man darf als Linker „Hurra!“ brüllen. 

Es ist zu befürchten, daß jetzt am Einzelpunkt Israel ein Tor in einen weiten Raum aufgestoßen wird. Linke haben in einem Konflikt zwischen dem Imperialismus und einem Staat der Dritten Welt erstmals, aber eben wohl leider nicht letztmals klar für den Imperialismus Partei genommen. Was sich am Beispiel Israels noch mit großem moralischen Anspruch umgibt, wird sich künftig als schiere Verteidigung des eigenen privilegierten Besitzstandes gegen die Hungernden und Ausgebeuteten demaskieren. Das gewaltsam aufrecht erhaltene Gefälle zwischen den Metropolen und der Dritten Welt wird ideologisch zur Kluft zwischen Zivilisation und Barbarei, zwischen Gut und Böse, Überlebenswert und Vernichtenswert verklärt. Ein Saddam Hussein, der seine reale Unterlegenheit mit wahnwitzigen Sprüchen kompensiert und der bereit ist, der sauberen technologischen Überlegenheit des Imperialismus mit den schmutzigen Mitteln zu antworten, über die er verfügt, wird immer wieder zur Hand sein.

Gedruckt erschienen in AK 327 – 11. Februar 1991 – Seite 14. Zwischenüberschriften von T:I:S 

T:I:S, 4. Januar 2006

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Was hat Euch denn gehindert, die Sprüche Ahmadinedschads zu verurteilen und gleichzeitig zu erklären, warum Ihr nicht für eine gemeinsame Resolution mit den Parteien zu haben seid, die Deutschland als Basis für die amerikanische Kriegführung bereitstellen und die, beispielsweise, atomwaffenfähige U-Boote an Israel liefern?“ Knut Mellenthin: Doppelte Standards. Fragen an die Linksfraktion. junge Welt

T:I:S, 19. Dezember 2005

Siehe auch: Knut Mellenthin: Auftakt zum Bürgerkrieg? Nach dem Umsturz in Georgien. Junge Welt, 04.12.2003  http://www.jungewelt.de/2003/12-04/003.php  und zahlreiche weitere Artikel von Knut Mellenthin in der jungen Welt

T:I:S, 26. Oktober 2005

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Alle Verbindungen abgebrochen 

... aber Cheney kassiert weiter von Halliburton

von Knut Mellenthin

 

Bevor er Anfang 2001 Vizepräsident wurde, war Dick Cheney Vorsitzender und stellvertretender Generaldirektor des Konzerns Halliburton. Er  verließ die Firma mit 30 Millionen Dollar und hat seither angeblich "alle Verbindungen abgebrochen", wie es sich für einen anständigen Politiker, der keine Scherereien bekommen will, gehört.  

Stimmt nicht, behauptet die demokratische Opposition, Cheney kassiert weiter. Das Büro des Vizepräsidenten bestätigte jetzt und nannte Zahlen: 147.579 Dollar erhielt Cheney 2001 von Halliburton und 162.393 Dollar im vergangenen Jahr. Aber das seien Zahlungen, die schon 1998 vereinbart wurden und gegen die sich der Vizepräsident ebenso wenig wehren kann wie gegen die Aktienoptionen, die er immer noch besitzt.  

Auch wenn "alle Verbindungen abgebrochen" wurden, zahlen sich gute Beziehungen zur Regierung auf jeden Fall aus. Wo immer die US-Armee in Aktion tritt, sind Superaufträge für Halliburtons Tochterfirma Brown and Root garantiert. Operation Enduring Freedom, deren Hauptaktion der Afghanistan-Krieg war: 183 Millionen Dollar. Operation Iraqi Freedom, der Irak-Krieg: 1,7 Milliarden Dollar. Tatsächlich jedoch vermutlich noch weit mehr, denn enthalten ist in dieser Summe ein Auftrag zur Löschung von Bränden und Instandsetzung der irakischen Ölfelder im Wert von 710 Millionen. Jährlich, wohlgemerkt. Und da der Vertrag eine Option auf Verlängerung bis zu zehn Jahren enthält, könnte das Auftragsvolumen sogar auf bis zu 7 Milliarden steigen. Übrigens handelt es sich um einen sogenannten no-bid contract. Das heißt, Brown and Root bekam den Super-Auftrag ohne Ausschreibung. Angeblich hatte die Armee keine Zeit, Angebote potentieller Mitbewerber einzuholen!  

Um nur die größten anderen Aufträge zu nennen:

- Unterbringung und Transport amerikanischer Truppen im Irak: 269 Millionen.

- Beteiligung am Wiederaufbau des Irak: 170 Millionen.

- Anlage und Versorgung des amerikanischen Stützpunkts in Kuwait: 197 Millionen.

- Transportaufgaben Kuwait-Irak: 92 Millionen.

- Versorgung und Unterbringung von US-Truppen in der Türkei: 60 Millionen.

- Anlage und Versorgung eines amerikanischen Stützpunkts in Jordanien: 40 Millionen.

- Logistische Unterstützung und Unterbringung der US-Truppen in Afghanistan: 52 Millionen.  

Auch in Usbekistan (25 Millionen) und in Dschibuti (28 Millionen) müssen amerikanische Soldaten versorgt werden. In Georgien ist Brown and Root sogar an der Ausbildung einheimischer Truppen für den "Anti-Terror-Kampf" beteiligt (23 Millionen). Im Irak waren Kriegsgefangenenlager zu errichten (28 Millionen), und die Teams, die völlig vergeblich nach den legendären irakischen Massenvernichtungswaffen suchen, müssen natürlich auch versorgt werden (40 Millionen).  

Brown and Root (und weit abgeschlagen auch andere amerikanische Firmen) verdienen vor allem deshalb so gut am Krieg und seinen Begleitumständen, weil sie viele Aufgaben übernehmen, die früher von Angehörigen der Streitkräfte geleistet wurden, bis hin zur Lieferung warmer Mahlzeiten an die Truppe. Outsourcing nennt man das heute gern. Man schätzt, dass von den rund 4 Milliarden Dollar, die die Besetzung Iraks pro Monat kostet, bereits ein Drittel auf Vertragsfirmen entfällt. Im Irak kommt heute auf je zehn Soldaten ein Angestellter einer Vertragsfirma. Während des Golfkriegs 1991 war das Verhältnis nur 1 zu 100 gewesen. Verteidigungsminister Rumsfeld, ein fanatischer Befürworter des Outsourcings, behauptet, dass 300.000 Soldaten der US-Armee mit Arbeitern beschäftigt sind, die besser von Privatunternehmen getan werden sollten. Dabei geht es offensichtlich auch darum, mehr Soldaten für künftige Kampfaufträge freizusetzen.  

Kritiker wie der demokratische Kongressabgeordnete Henry A. Waxman bezweifeln, ob das Outsourcing dem amerikanischen Steuerzahler wirklich Geld spart, oder ob es nicht im Gegenteil die Kosten in die Höhe treibt. Ein naheliegender Gedanke, denn schließlich kann die Armee, die bescheiden zahlt und keine Profite erzielen soll, die einschlägigen Leistungen sehr viel billiger erbringen als ein Privatunternehmen.  

Sollte man meinen. Aber die Befürworter des massiven Outsourcings berufen sich auf die Ergebnisse einer Rentabilitäts-Studie, die nach dem ersten Irak-Krieg 1991 erstellt wurde. Auftraggeber des Projekts war der damalige Verteidigungsminister - Dick Cheney. Und wen wählte er für die Ausarbeitung dieser Untersuchung aus? Richtig vermutet: Brown and Root.  

Käme das in einem Film vor, würde man es für maßlos übertrieben, an den Haaren herbeigezogen halten. Aber so ist die amerikanische Realität, an deren Vorbild sich achtungsvoll die Kapitalisten in aller Welt orientieren.

kt.,  22. September 2003

Zu Cheney und Halliburton siehe auch BP Amoco , Krieg um Öl und Pipelines und Teddybären

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